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Desserte ferroviaire
Ligne POLT : le Département du Lot ne lâche rien !
Vendredi 14 Février 2020 à 15 h 33
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Le Département du Lot a fait entendre sa voix mercredi dernier, à Limoges, lors d’une réunion organisée par Fabienne Buccio, préfète de la région Nouvelle Aquitaine. Ce rendez-vous, auquel étaient conviées l’ensemble des collectivités concernées par la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), avait pour objet de faire le point, tant en matière d’investissements futurs que de fonctionnement.

A l’issue de la réunion, le Lot n’y trouve pas son compte.

Dessertes : le compte n’y est pas !

Les services de l’Etat ont indiqué l’objectif de maintenir 9 allers-retours, au lieu des 10 jusqu’à présent, pour cause de travaux de Paris à Brive. Seuls 5 circulations continuent jusqu’à Cahors et 3 jusqu’à Toulouse, malgré de très nombreuses demandes de renfort des dessertes au sud de Brive à destination non seulement du Lot mais aussi de Toulouse. Il faut savoir que pendant ce temps, le trafic routier Paris-Toulouse croit sensiblement.

Serge Rigal, président du Département du Lot, a très clairement indiqué que le Lot ne peut pas accepter de devenir un désert ferroviaire entre Brive et Montauban, alors que ce département s’est engagé dans une stratégie offensive d’attractivité. Une intervention qui faisait suite à son courrier de protestation récent au directeur de la SNCF, relatif au manque de fiabilité de la ligne POLT.

L’Etat évoque une qualité de service qui s’améliore, ce qui est en totale contradiction avec la réalité du terrain notamment au sud de Brive.  Tous les élus ont souhaité que des efforts conséquents soient réalisés. Pour mémoire, les temps de parcours ne cessent de se dégrader : il faut entre 5 h 35 et 5 h 54 pour Cahors-Paris, soit près de trois quarts heure de plus qu'il y a 30 ans ! Les travaux en cours, certes conséquent (1,5 milliard d’euros), ne peuvent à eux seuls justifier leur durée de 10 ans (2015-2025), avec les perturbations que cela engendre !

Des études sur la modernisation de la ligne

Les investissements, qui sont en cours de réalisation par SNCF réseau vont faire gagner 12 minutes de temps de parcours. Après des études, qui seront terminées en 2022 et font l’objet d’une convention Etat-Région, puis les recherches de financement, la modernisation de la ligne, après 2023, fera gagner 22 minutes supplémentaires. Serge Rigal a demandé que la recherche de financement soit abordée plus rapidement, dans le cadre des discussions actuelles sur le Contrat de Plan Etat-Région. A signaler, et c’est un point positif, que toute la flotte de trains grandes lignes sur POLT soit 16 rames sera renouvelée à partir de 2023, ce qui représente un investissement de près de 500 millions d’euros.

Inquiétudes sur le fret

Un rapport d’orientation sur le fret doit être rendu d’ici la fin de l’année. « Un de plus », ont fait remarquer des participants. Dans le Lot, le sujet est sensible, en particulier du fait des incidences pour l’activité de l’entreprise IMERYS, située à Thédirac. Aucune assurance n’a été donnée sur ce sujet, malgré là encore de nombreuses interventions au plus haut niveau de l’Etat.

Constatant, concomitamment et de façon contradictoire, l’absence de propos rassurants pour la ligne POLT et ceux, récents, du Président de la République - « le combat du siècle est la lutte contre le dérèglement climatique » - Serge Rigal est bien décidé à mobiliser les énergies autour de la défense de cet axe structurant d’intérêt national, sans oublier bien évidemment les lignes Brive- Figeac-Rodez et Brive –Bretenoux / Biars-Aurillac qui ne peuvent subir, elles non plus, des coups de rabots et de trop nombreuses ruptures de correspondances à Brive, laissant les voyageurs sur le quai ou terminant leur parcours en bus ou en taxi…

Des initiatives seront prises en ce sens dans les prochaines semaines.

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