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Grand débat national
Serge Rigal : " Militons pour une ruralité vivante ! "
Mercredi 16 Janvier 2019 à 15 h 35
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« La ruralité est une chance pour notre République, pas un boulet ».  Tel est le point de vue développé par Serge Rigal, président du Département du Lot, à quelques heures de la venue à Souillac d’Emmanuel Macron, président de la République, à l'occasion du lancement du Grand débat national. Il l'a exprimé lors d'une conférence de presse, ce mercredi 16 janvier 2019.
"Depuis des semaines, le thème de la ruralité s’impose comme l’un des sujets principaux de notre société. La ruralité est abordée sous ses formes les plus obscures. Cette photographie sombre est une réalité, parfois. Mais la ruralité peut présenter un tout autre visage qui, si on lui en donne les moyens, pourrait être une solution pour l’avenir de notre pays et non pas un handicap, comme cela est si souvent présenté, parfois exploité.

Un constat inquiétant

Quels que soient les domaines dans lesquels l’Etat intervient sur le territoire, des menaces planent, depuis des années : fermetures de classes, d’écoles, d’hôpitaux, de lignes ferroviaires, … Concrètement, pouvons-nous accepter, au nom d’une dictature comptable, qu’un train sur deux en provenance de Paris s’arrête à Brive et ne poursuive pas jusqu’à Cahors ? Bien sûr que non !
Pouvons-nous accepter que chaque année des classes du département soient menacées, voire fermées, obligeant nos enfants, y compris les plus petits, à parcourir de longs trajets, matin et soir, pour se rendre à l’école. Bien sûr que non !
Pouvons-nous accepter que nos hôpitaux et nos maternités de proximité vivent en permanence avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête ? Bien sûr que non !
L’Etat doit assumer ses responsabilités, non pas acculé par la situation présente mais parce que la ruralité est une chance, plus encore aujourd’hui qu’hier, plus encore demain qu’aujourd’hui.

Pourquoi la ruralité est-elle une chance ?

Aujourd’hui et chaque jour qui passe, on mesure un peu plus le mal-vivre dans les grandes métropoles :

  • l’augmentation de la pollution et ses conséquences désastreuses sur la planète et sur la santé des citoyens,
  • la progression très inquiétante de l’insécurité, des zones de non-droit qui gangrènent nos banlieues,
  • la nécessité de construire des infrastructures routières à des coûts exorbitants.

Tous ces maux sont autant de raisons pour penser notre aménagement du territoire autrement et pour rééquilibrer métropoles et zones rurales. En lançant ce grand débat national, Emmanuel Macron ouvre une opportunité qu’il ne faut pas rater.
Les bénéfices en faveur d’un nouvel élan pour la ruralité seraient doubles :

  • répondre à des attentes fortes exprimées depuis des semaines sur les giratoires,
  • résoudre des problèmes qui deviennent de plus en plus cruciaux et dont les conséquences pourraient être terribles à terme, et sans retour.

Etre à l’écoute des Départements

Au-delà de cette nouvelle impulsion que doit porter l’Etat et que je réclame de tous mes vœux, je demande aussi au Président de la République de faire confiance aux collectivités locales et aux Départements.
Les Départements ruraux sont les garants de l’équilibre territorial, et tout particulièrement en milieu rural. Aussi j’insisterai pour que l’Etat :

  • accorde aux Départements le droit à expérimenter, à innover ;
  • favorise les conditions pour que les Départements soient en capacité d’attirer de nouvelles populations sur nos territoires ;
  • redistribue aux Départements les moyens suffisants afin qu’ils puissent faire face à leur devoir de solidarité envers les populations les plus fragiles.

Depuis de trop nombreuses années, la ruralité est le parent pauvre de la France. Je compte sur l’écoute et la compréhension du Président de la République pour s’engager dans un partenariat nouveau avec les Départements, au bénéfice des hommes et des femmes qui ont fait le choix, ou qui le feront demain, de vivre ici, sur un territoire harmonieux".

Un honneur et une chance pour le Lot

« Je salue cette initiative du Président de la République. En s’adressant directement aux élus du peuple, il va pouvoir retisser les liens avec le terrain et, je l’espère, engager une nouvelle étape de son quinquennat. La France en a besoin.
C’est donc avec un optimisme pragmatique que je participerai ce vendredi à cette rencontre avec les élus d’Occitanie, à Souillac. Cet optimisme est conforté par la qualité unanimement reconnue du débat organisé mardi dans l’Eure et par l’écoute attentive du Président.
Préalablement à ce grand rendez-vous démocratique voulu dans le Lot par Emmanuel Macron, j’ai proposé un temps d’échange à la présidente de la Région ainsi qu’à mes 12 collègues présidents des Départements d’Occitanie.
Cette venue est un honneur et une chance pour notre département qui, une fois de plus, sera mis en lumière au niveau national. A l’heure où nous lançons une démarche d’attractivité du territoire, aucun évènement de ce type ne doit être négligé ».

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