« Les citoyens aspirent à plus de considération. Faire vivre la citoyenneté au-delà du vote devient d’ailleurs une de nos habitudes », a rappelé Serge Rigal, président du Département, lors de la séance du conseil départemental.
« Cela permet de décentrer le regard, d’enrichir notre perception, c’est aussi un bon moyen d’expliquer au citoyen la complexité de notre tâche car, tout élu que nous sommes, nous devons respecter des règles, des procédures, bref nous devons décider dans un environnement contraint. Lorsque l’on croise ces deux regards, ceux des citoyens et ceux des élus ou techniciens, tout ceci permet de bâtir des politiques publiques qui ne soient pas déconnectées des attentes des habitants et permet également aux citoyens de toucher du doigt ce qu’est le « faire-ensemble ».
Dans la façon dont nous soutenons les communes et les projets des intercommunalités, nous ne nous étions jamais posé la question de ce « faire-ensemble » associant plus largement la population et non pas simplement les élus locaux avec qui nous entretenons un dialogue régulier.
Désormais, pour répondre à ce besoin de plus d’association des citoyens, il vous est proposé une évolution inédite de notre action en faveur des solidarités territoriales via la création, pour les projets des communes que nous subventionnons à travers le FAST, d’un « bonus d’implication citoyenne » qui permettra de financer le projet non plus à hauteur de 20, mais de 30%. Ce bonus, il ne pourra être donné qu’à condition que la commune s’engage dans un processus permettant une participation plus étroite de la population à la formalisation du besoin ou à la co-construction des projets.
Dans un contexte de défiance de plus en plus marquée et d’éloignement toujours plus grand des populations à la gestion de la cité - rappelons-nous en effet les différents taux de participation aux dernières élections locales mais aussi nationales - nous devons être toujours plus créatif pour recréer du commun et pour façonner de nouvelles manières d’être et de faire ensemble ».