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Restauration scolaire: l’approvisionnement en produits locaux et de qualité est une priorité
Lundi 4 Octobre 2021 à 15 h 11
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Pour amplifier la démarche du Département en faveur des circuits courts, les conseillers départementaux du Lot ont voté à l’unanimité la création d’un fonds de 100 000 € afin de développer l’achat de proximité des collèges, lors de la séance du Conseil départemental du Lot du lundi 4 octobre 2021.

« Ce que l’on découvre dans l’assiette me semble aussi important que ce que l’on découvre en classe. Si l’éducation est l’avenir, le Département s’engage pour le « bien manger » qui passe tant par la qualité des produits que par leur production de proximité », a rappelé en préambule  Serge Rigal, président du Département.

Pour améliorer la qualité des plats servis aux élèves, pour développer l’activité de l’agriculture lotoise et pour favoriser un mode d’approvisionnement plus respectueux de l’environnement, le Département encourage déjà les collèges à se fournir localement. Aujourd’hui, tous les collèges publics du Lot ont passé des contrats avec des producteurs locaux. Et 28 % des achats de denrées alimentaires effectués par les collèges sont issus de circuits de proximité.

Aller plus loin que la loi

Cette volonté s’inscrit dans un contexte réglementaire spécifique, la loi « Egalim » (loi pour une alimentation saine, durable et accessible à tous) qui fixe des objectifs en matière de qualité des denrées mais le critère d’origine n’a pas été retenu par la loi.

Or, l’ambition du Département est d’aller plus loin que la loi en s’appuyant sur des productions de proximité.

Pour cela, le Département va donc agir :

  • en renforçant les moyens financiers consacrés par les collèges à l’achat local avec un fonds de 100 000 euros;
  • en élaborant un document de référence définissant les critères lotois d’un produit local et de qualité répondant aux exigences de la loi « Egalim » pour permettre aux acheteurs de connaître facilement les produits et les producteurs répondant aux objectifs de qualité, de proximité et d’éligibilité aux critères réglementaires.
  • en mettant en place dans chaque collège un logiciel de gestion intégré permettant de piloter tous les aspects de la restauration collective : de l’élaboration du menu jusqu’à la passation des commandes.
  • en accompagnant la lutte contre le gaspillage.

« C’est un engagement politique important, au bénéfice des l’immense majorité des collégiens qui déjeunent quotidiennement au collège, mais aussi pour l’ensemble des élèves de maternelle et de primaire pour lesquels nous fabriquons les repas », a souligné Serge Rigal. En effet, dans 13 collèges, sont cuisinés des repas (plus de 270 000 par an) pour les écoles primaires et maternelles des alentours.

Un exemple pour toute la restauration collective

« Et je souhaite que nous allions plus loin : au-delà de notre action pour la qualité des repas des élèves, je veux vous proposer d’engager le Département dans une réflexion sur la qualité des repas et sur la valorisation des produits locaux pour l’ensemble des usagers, collégiens comme personnes âgées, qu’elles vivent en établissement ou à leur domicile. Nous touchons là aux effets bénéfiques de l’alimentation sur la santé.

Pour moi, cette réflexion ne peut se mener qu’avec, à l’esprit, la bonne et juste rémunération des producteurs. Le développement harmonieux et durable de notre territoire doit passer par la reconnaissance et la valorisation de nos agriculteurs et, plus globalement, de l’agriculture ».

Les tarifs de restauration, inchangés depuis 2015 (3,40 euros pour les tickets à l’unité), ont été revus au cours de cette séance. Ils seront augmentés de 5 % en 2022 (soit une hausse de moins de 7 euros par trimestre pour un forfait de 4 repas par semaine).

Parallèlement, plus de 2,5 millions d’euros sont consacrés chaque année par le Département au financement de la restauration des collégiens ; cette somme permet de ne pas répercuter aux familles le coût réel des repas (qui se situe aux alentours de 7 euros par repas).

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