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Vœux 2019
Un conseil des territoires pour renforcer les partenariats
Jeudi 10 Janvier 2019 à 19 h 15
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« Il nous faut, les uns et les autres, plus et mieux travailler ensemble, être plus solidaires, pour être plus efficaces ».  Lors de ses vœux pour 2019, prononcés devant plus de 300 personnes ce jeudi 10 janvier, Serge Rigal, président du Département du Lot, s’est adressé de longues minutes aux partenaires de la collectivité départementale : l’Etat, la Région, les communautés de communes, les communes, les associations.

« A l’Etat, je dis : faites-nous confiance. Le partenaire que nous sommes ne peut être pressuré indéfiniment. On ne peut exiger du Département de restreindre son budget de fonctionnement, voire le punir par de lourdes pénalités et, en même temps, transférer sur cette même collectivité des dépenses dont elle n’est en rien responsable. Nous ne pourrons accepter d’être davantage étranglés financièrement. Mais il ne s’agit pas là, en réalité, d’un combat financier : c’est le combat pour continuer à préserver des services pour les Lotoises et les Lotois qui en ont besoin. Mais aussi un combat en faveur d’un territoire qui veut se battre pour donner envie à ses enfants d’y vivre et d’y entreprendre ». Ceci exprimé, Serge Rigal a souligné les nombreux projets menés localement avec l’Etat : le schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public, le plan d’attractivité du territoire ou encore le déploiement du plan numérique.

De bons interlocuteurs avec la Région

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Serge Rigal s’est ensuite adressé à la Région Occitanie. « Plus grande est la région, plus, à mes yeux, celle-ci doit être attentive aux Départements qui la composent. Il faut savoir que le poids du budget des 13 Départements d’Occitanie représente plus de deux fois le budget de cette même Région. Aussi, nous pouvons considérer être de bons interlocuteurs pour construire des partenariats avec l’Occitanie, en nous nourrissant de nos complémentarités. C’est le cas pour le déploiement du numérique, mais aussi pour le syndicat mixte de Rocamadour ou le parc naturel des Causses du Quercy. Et bientôt, je l’espère, pour les voies vertes ».

Serge Rigal s’est réjoui du travail entrepris avec les communautés de communes pour la démarche attractivité du territoire. « Cette expérience doit nous servir de référence, de point d’appui pour aller plus loin dans d’autres domaines. Aussi, afin de consolider ces partenariats, je proposerai à toutes les communautés de communes du Lot mais également, lorsque les sujets s’y prêteront, à la chambre de Commerce et d’Industrie, à la chambre des Métiers et de l’Artisanat, et à la chambre d’Agriculture, tous partenaires naturels du Département, de nous réunir de façon régulière au sein d’un Conseil des territoires lotois. Au sein de ce conseil, nous aborderons les sujets qui nous unissent, les sujets qui appellent à la complémentarité mais aussi, préventivement, les sujets qui pourraient nous diviser ».

160 projets de communes soutenus, 900 associations aidées

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En 2018 le Département a soutenu 160 projets de collectivités, dont 134 étaient portés par des communes. La fourchette du financement a varié de 4 000 à 400 000 euros, pour un total de 3 millions d’euros. « Ce qui est intéressant à retenir c’est que ces 3 millions d’euros ont généré 30 millions d’euros d’investissement sur le territoire. En faveur des usagers mais aussi au bénéfice des entreprises lotoises qui ont réalisé ces travaux, fourni les matériaux ou les services », a souligné Serge Rigal.

Par ailleurs, le Département soutient chaque année près de 900 associations, à vocation sportive, culturelle, sociale, humanitaire, environnementale, patrimoniale… « Face aux contraintes budgétaires, certains Départements ont coupé les robinets à destination du monde associatif. Dans le Lot, nous avons préservé l’essentiel. Cela ne nous interdit pas chaque année de réinterroger nos attributions. Nous porterons un regard bienveillant, mais aussi toujours plus précis, à la pertinence des projets qui nous seront présentés. Je sais le rôle fondamental que joue le monde associatif, dans l’épanouissement de notre jeunesse et dans la solidité du tissu social, ô combien précieuse aujourd’hui ».

Investissements : une enveloppe supplémentaire de 6,6 millions d’euros

« En fin d’année dernière, à force de ténacité, une poignée de Départements ruraux, dont le Lot, a réussi à faire entendre sa voix à Paris », s’est réjoui Serge Rigal. «  Nous avons su convaincre les Départements les plus fortunés à s’inscrire dans une juste péréquation. Le Lot bénéficiera d’une enveloppe de 6,6 millions d’euros. Nous avons décidé de la consacrer exclusivement à de l’investissement ».

Le président du Département a listé les principaux projets de 2019 :

  • le plan départemental de déploiement de la fibre optique : « 2019 confirmera cette priorité absolue dans nos investissements ».
  • 6,7 millions d’euros pour les collèges : études d’architecture du futur collège de Bretenoux, construction de la restauration scolaire à Lacapelle-Marival, travaux d’isolation à Figeac, rénovation et restructuration du pôle vie scolaire, technologie et sciences à Gourdon….
  • côté bâtiments : le projet d’extension des Archives départementales à Cahors ; l’inauguration du centre technique routier mutualisé de Figeac.
  • sur les routes : la création d’un giratoire sur la RD 820 à la hauteur de Pradines ou le lancement des appels d’offres pour la déviation de Vayrac en milieu d’année. « Pour mémoire, ces dernières années, le Département a déjà investi 35 millions d’euros pour améliorer nos infrastructures routières dans le Nord du Lot ».

Prise en charge de 400 enfants

Tout au long de l’année, le Département assure la prise en charge de près de 400 enfants. Des enfants placés par la Justice et suivis par des agents du Département, parmi lesquels 150 assistants familiaux. « Ce ne sont pas les 26 millions d’euros que nous consacrons à cette compétence (qui comprend aussi la santé et la famille) qui retiendront aujourd’hui mon attention. C’est la mobilisation sans faille des fonctionnaires pour accompagner ces enfants, parmi lesquels les mineurs non accompagnés arrivés de nulle part, c’est-à-dire de l’enfer. Ils ont, pour certains, subi violences, privations, traumatismes. Scolarisés ou en formation, ils se font remarquer pour leur sérieux, leur détermination, leur soif d’avancer, de réussir. Nous devons nous honorer de prendre notre part dans l’accueil de ces enfants ».

« En ordre de marche pour accueillir de nouveaux Lotois »

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Serge Rigal a terminé son propos en évoquant l’attractivité du territoire à travers la marque Oh my Lot ! « Nous sommes maintenant en ordre de marche pour attirer de nouveaux Lotois et pour bien les accueillir. Le challenge est immense, la concurrence est rude. Mais au regard de la soirée du 4 décembre dernier et des réunions organisées sur le territoire avec les communautés de communes, j’ai confiance. Je constate avec plaisir que chaque acteur se sent très concerné.

En fait le problème est simple : préférons-nous déplorer chaque année, les bras ballants, en gémissant, la fermeture de classes, voire d’écoles, ou voulons-nous attirer de nouveaux actifs pour vitaminer notre ruralité, pour répondre à des offres d’emploi non satisfaites ? La question est simple, la réponse est claire.

Il va falloir se battre ! Aussi, notre meilleure alliée, face à la concurrence, au-delà de nos atouts naturels, est, et doit être, notre cohésion. N’oublions pas : chaque acte positif que nous réalisons participe tout autant à l’attractivité qu’au bien-être des Lotoises et des Lotois.

Il n’y a pas, d’un côté, les nouveaux arrivants espérés et, de l’autre, les Lotois installés ici depuis toujours. Il y a des hommes et des femmes qui, comme nous tous, veulent vivre et s’épanouir harmonieusement, dans ce département à taille humaine, en offrant le meilleur à leurs enfants ».

En début de discours, Serge Rigal a abordé la crise des gilets jaunes. « A bien des égards je comprends celles et ceux qui expriment aujourd’hui leur souffrance et leur désespoir. Ils portent les fruits d’une crise qui a pris racine il y a bien longtemps et que nous avons collectivement négligée. Notre responsabilité, chacun dans nos fonctions respectives, doit être interrogée. C’est pourquoi certains propos exprimés aux quatre vents méritent notre attention et notre respect. Cette demande d’attention de la part de citoyens est souvent du même ressort que celle que nous, élus locaux, sollicitons depuis des années auprès de nos gouvernants. Mais à ces mêmes giratoires, il a été de bon ton, parfois, aussi, de jeter aux orties les élus et les institutions. « Tous pourris », a-t-on pu lire ici et là. J’invite les auteurs de ces allégations à prendre un peu de temps pour s’interroger, avec honnêteté, et à s’intéresser réellement aux rôles des élus locaux, à s’intéresser à ce que réalise une collectivité et aux services qu’elle rend à la population. Quant à la minorité qui croit bon user de la violence pour s’en prendre aux symboles de la République, je tiens à exprimer clairement, fermement, publiquement ma totale désapprobation. Si j’ai un vœu à formuler, c’est celui du respect mutuel et de l’écoute. C’est mon engagement quotidien ».

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