Le syndicat mixte créé pour l’aménagement, l’entretien et la promotion des voies vertes dans le Lot regroupe sept membres fondateurs : le Département du Lot, Grand Figeac, Grand Cahors, Cauvaldor, la communauté de communes Vallée du Lot et du Vignoble, les communes de Cénevières et de Saint-Martin-Labouval. Infos en cliquant-ici
Pour le Département, ces projets correspondent à un engagement du projet de mandat Lot A Venir : « Créer un réseau de 161 kilomètres de voies vertes dans les vallées du Lot et de la Dordogne et développer les mobilités douces et du quotidien (en balade, à vélo, en train et en naviguant sur nos rivières) ».
En ouverture du débat d'orientation budgétaire qui s'est déroulé le 12 décembre 2022, Serge Rigal, président du Département avait réagi au sujet des voies vertes.
"Sur ce sujet, j’avoue être d’ailleurs stupéfait du procès d’intention qui est fait au Département vis-à-vis d’un projet validé dans les urnes et par toutes les communautés de communes du Lot.
Un projet d’ailleurs qui vise à investir là où d’autres n’ont rien fait depuis 40 ans. Car entre Cahors et Capdenac, c’est effectivement malheureux mais le dernier train de voyageurs a circulé il y a 40 ans du fait de l’Etat et de la SNCF.
Dès lors je ne comprends pas pourquoi il nous est reproché à nous qui allons sauver l’emprise de la dispersion dans le domaine privé, garantir son unité et son indivisibilité, nous qui allons en outre garantir sa propriété publique, nous qui allons investir dans les ouvrages d'art, les ponts, les tunnels, les entretenir là où rien n’a été fait depuis des lustres, nous qui allons garantir à ce patrimoine un avenir via une affectation pour un usage public au service de la mobilité durable, je ne comprends pas pourquoi nous serions comptables et responsables de choix décidés en d’autres temps et en d’autres lieux.
Franchement, je pense qu’il y a des combats plus importants à mener en matière de développement durable et j’espère d’ailleurs que sur ceux-là, nous nous rejoindrons.
Avant que de vouloir la réouverture d’une infrastructure fermée, je pense qu’il faut déjà se concentrer sur celles qui sont ouvertes comme la POLT ou les lignes Brive-Figeac.
Quand l’Etat assumera enfin ses responsabilités sur celles-ci, comme je l’ai déjà dit, si à l’avenir d’autres décideurs nationaux veulent lancer la reconstruction de lignes complémentaires au réseau ferré actuel, le fait que l’emprise soit publique et entretenue garantira un autre usage possible pour le futur.
D’ici à ce « grand soir ferroviaire », je pense que nous pouvons donner un coup de pouce à la planète en favorisant les mobilités à vélo sur des petits trajets, car certes il y a le train, mais l’essentiel de nos trajets effectués en voitures sont inférieurs à quelques kilomètres, parfois quelques centaines de mètres et nous pourrions les éviter ou les effectuer autrement".