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Mobilité douce
Voies vertes : quatre projets pour le Lot
Jeudi 16 Janvier 2020 à 13 h 12
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Voies vertes dans le Lot : c’est parti. Un syndicat mixte a été créé officiellement pour l’aménagement, l’entretien et la promotion des voies vertes dans le Lot. La séance d'installation (photo) a eu lieu ce jeudi 16 janvier 2020, en présence des élus des sept membres fondateurs : le Département du Lot, Grand Figeac, Grand Cahors, Cauvaldor, la communauté de communes Vallée du Lot et du Vignoble, les communes de Cénevières et de Saint-Martin-Labouval. Ils pourront être rejoints par d’autres collectivités qui auraient un projet de voies vertes.

Il s’agit de mener de façon concertée ce projet structurant, à l’image de ce qui a été réalisé avec Lot Numérique pour le déploiement de la fibre optique. Chaque collectivité adhère pour les projets qui la concernent.

Quatre projets ont été définis

La voie verte de la vallée du Lot avec trois sections :

  • Soturac/Parnac (41 km),
  • Douelle/Cahors (11 km)
  • Cahors/Capdenac –gare (70 km)

Coût total estimé 28,8 M€

La voie verte de la vallée de la Dordogne :

  • de Souillac à Gagnac-sur-Cère (97 km) - Coût estimé 16,5 M €

L’aménagement se fera sur des lignes ferroviaires fermées ou déclassées (ce qui permettra de conserver leur emprise dans le domaine public), sur les chemins de halage ou sur des emprises nouvelles.

Les départements voisins se sont également lancés dans ces projets. Des sections de voies vertes sont déjà ouvertes dans le Lot-et-Garonne, la Dordogne et l’Aveyron. Il s’agit donc de véritables projets à l’échelle des vallées tout entières.

Itinéraires de mobilité douce pour les habitants et de découverte pour les touristes

Ces voies vertes, une fois opérationnelles, concilieront les aspirations des Lotois en quête de loisirs et celles des touristes en quête de vacances douces.

Ce sera:

  • Un service à la population. Il suffit de voir la fréquentation des bouts de chemin actuellement à la disposition des Lotois (entre Douelle et Mercuès notamment) pour présager d’un fort intérêt pour des voies cyclables confortables et isolées de la circulation automobile. Ces voies peuvent aussi servir de support à des déplacements doux aux alentours des villes et des bourgs (déplacements domicile/travail).
  • Un apport direct à l’économie locale. L’économie touristique directe potentiellement générée par cette infrastructure a été étudiée. Cela a permis de montrer que les conditions pour atteindre les ratios nationaux constatés, soit 20 à 25 000 € de retombées économiques directes par kilomètre de voie verte et par an, sont vérifiées.
  • Un bonus pour la notoriété et l’attractivité du Lot. Les itinéraires envisagés sont jalonnés de sites naturels et patrimoniaux qui les placent à la hauteur des voies vertes les plus emblématiques de France.

 

Consulter les délibérations du Comité syndical des voies vertes du Lot du 16 janvier 2020

Voies vertes, véloroutes et chemins de randonnée, quelles différences ?

Selon le code de la route, une voie verte est une voie réservée à la circulation non motorisée : piétons, cyclistes (y compris sur un vélo à assistance électrique), rollers… Une voie verte est aménagée sur les chemins de halage, d’anciennes voies ferrées, des routes forestières… Elle est bidirectionnelle ; les véhicules de police, de secours ou d’entretien y sont autorisés.

A ne pas confondre avec une véloroute qui est un itinéraire cyclable touristique, fléché et sécurisé, reliant des villes, voire différentes régions, entre elles. Elle emprunte des petites routes à faible circulation et, quand cela est possible, des pistes cyclables. Une véloroute de 160 km entre Cahors et Aiguillon (47) parcourt déjà la vallée du Lot.

Par ailleurs, véloroutes et voies vertes ne peuvent être confondues avec des chemins de randonnée : le Lot en compte 1 500 km balisés (tous praticables en VTT).

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